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AG 2012Les coopératives laitières préparent leur avenir avec des laits produits partout en France Résumé de l’AG
Selon l’Organisation des Nations Unies, 2012 est « l’année internationale des coopératives ». Dans ce cadre, la FNCL a rappelé lors de son Assemblée Générale, ce qu’est « être et penser coopérative ».Sept acteurs du monde coopératif sont intervenus au cours des deux tables rondes pour débattre, d’une part, autour de la réalité économique des coopératives, d’autre part des critères de mesure de la performance coopérative. Métamorphose de la société et nécessité d’une mobilisation collectiveL’intervention de Jean-Paul DELEVOYE, très appréciée des congressistes, a mis en perspective ce que vit la filière laitière avec les questions actuellement posées à la société civile et aux gouvernements. Selon le Président du Conseil Economique Social et Environnemental, « les réponses ne se trouvent pas dans la gestion des crises mais dans une véritable métamorphose de notre société. Le succès de cette métamorphose nécessite une mobilisation collective et non un repli individuel, ce qui suppose de restaurer la confiance entre décideurs des mondes politique, syndical, économique, associatif… » En conclusion des travaux de l’assemblée, Dominique CHARGE a réaffirmé les orientations sur lesquelles la FNCL et ses coopératives adhérentes se sont engagées pour préparer la nouvelle donne laitière et le passage d’une économie administrée à une économie où le producteur et l’industriel reprennent la main sur deux paramètres-clé : le volume et le prix. Engagement de collecter tout le lait des associés coopérateursFin 2011, les entreprises coopératives ont confirmé leur engagement de collecter tout le lait apporté par leurs associés coopérateurs, à la différence des entreprises privées qui s’approvisionnent en lait en France uniquement dans les quantités et qualités nécessaires à la fabrication de leurs produits bien valorisés. Chacune à leur niveau, elles s’attachent à : A ce jour, près de 28 000 associés coopérateurs, soit 62% d’entre eux, sont rémunérés pour leur apport en lait de façon différenciée selon les volumes. Mise en place de démarches partenarialesDans ces redéploiements stratégiques, la FNCL souhaite des démarches partenariales entre coopératives en matière commerciale, industrielle, de recherche… La FNCL est également mobilisée pour la mise en place d’une régulation à plusieurs niveaux – interprofessionnel, national et européen. Objectif : limiter les effets nocifs de l’ultralibéralisme. Une régulation nécessaire car la réussite des coopératives laitières sera bénéfique à la collectivité nationale : croissance économique, augmentation des revenus des associés coopérateurs, maintien des emplois locaux, pérennité des exploitations. |
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AG 2011Des hauts débats au G20, des hauts des bas sur les marchés laitiers.
« Des hauts débats au G20, des hauts des bas sur les marchés laitiers. Quel projet pour la coopération laitière ? », tel a été le thème de l’Assemblée Générale de la FNCL. L’occasion pour la fédération de faire le point sur les travaux engagés par les coopératives pour capter la croissance mondiale et présenter son nouveau projet politique. Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Economistes, a livré son point de vue sur la financiarisation des matières premières agricoles et a indiqué l’intérêt de porter un regard particulier sur ces marchés. Point de vue partagé auparavant par Jacques Carles, délégué général du Momagri qui a mis en évidence l’importance de la connaissance de l’évolution de ces marchés par la modélisation et proposé la mise en œuvre d’une gouvernance mondiale agricole et alimentaire spécifique. Les intervenants à la table ronde ont débattu des conditions d’adaptation et de développement des coopératives laitières pour faire face à cette nouvelle donne économique marquée par une hyper-volatilité des cours. Performance, taille critique, développement international, tels sont les facteurs clés de succès. Gagner en poids économique sur les marchésPhilippe Roualt, délégué interministériel aux industries agroalimentaires et aux agro-industries, a rappelé que la taille des entreprises est fondamentale pour peser face à la distribution et à l’exportation, mais aussi pour mener des projets de recherche et développement afin de développer des facteurs de croissance. René Mauget, professeur à l’Essec Business School, a évoqué la notion de taille critique, en distinguant la question des niches de celle des marchés internationaux de commodités. « Chaque coopérative doit se poser la question de la taille critique pertinente à acquérir selon son marché », a complété Damien Lacombe, secrétaire général de la FNCL. Mais beaucoup de coopératives n’ont pas la taille critique pour accéder à ces marchés et s’y développer de façon pérenne. Il leur faut donc nouer des partenariats ou des associations. Vers des modèles coopératifs complexes à partager avec les éleveursAppuyant la remarque de Jacques Hubert, représentant du Haut Conseil de la Coopération Agricole, les intervenants ont rappelé les conditions d’une bonne gouvernance coopérative pour réussir ces évolutions, insistant sur la formation des administrateurs et sur la dynamique de la relation entre les sociétaires et leur coopérative pour faire comprendre et partager le projet de l’entreprise par ses éleveurs adhérents. Ce point est l’un des quatre axes définis par la FNCL dans son nouveau projet politique et stratégique. En effet, l’Assemblée Générale 2011 a marqué l’aboutissement d’une réflexion lancée par Dominique Chargé lors de son élection à la présidence en 2010, qu’il a évoquée dans son discours de clôture. La coopération réaffirme son projet politique et sa vision de la filière laitièreCe projet se fonde sur quatre axes stratégiques : Création et partage de la valeur, Promotion d’une politique de régulation, Recherche de l’équilibre entre la production des coopérateurs et les marchés des coopératives, et Relations coopérateurs-coopératives. Son objectif, redéfinir le bien commun de la coopération laitière, les motivations et l’ambition des coopératives adhérentes à la FNCL pour leur permettre d’être dans la course de la croissance mondiale. Jean-Marc Bournigal, Directeur de Cabinet du Ministre de l’Agriculture, a salué la pertinence de ce projet : « parce que vous, coopératives, collectez le lait de plus de la moitié des éleveurs français, parce que vous êtes présentes sur l’ensemble du territoire, vous portez une responsabilité particulière dans les orientations de la filière. En répondant à vos propres intérêts, votre projet sert aussi l’intérêt de toute une filière ». |
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AG 2010Concilier économie, solidarité et responsabilité : le défi des coopératives laitières Résumé de l’AG
Un démarrage en fanfarePhilippe Chalmin, spécialiste reconnu des marchés de matières premières, a affirmé que le prix mondial ne peut être considéré comme prix de référence pour les marchés du lait. Une entrée en matière quasi-théâtrale qui a planté le décor de l’intervention du Directeur Général de l’Agriculture à la Commission Européenne. Un intervenant de haut niveau pour… un Groupe à Haut Niveau sur le laitJean-Luc Demarty a donné le point de vue de la Commission sur les marchés, la politique agricole et laitière, les travaux sur la contractualisation, le pouvoir de négociation des agriculteurs, la concurrence. Si elle a apprécié le ton très libre du haut fonctionnaire, l’Assemblée n’a pas pour autant été séduite par ses propos comme l’ont souligné les témoignages d’Henri Brichart, Philippe Mangin, Dominique Chargé et Thierry Blandinières au cours de la table ronde. Point d’orgue : le Ministre de l’Agriculture a clôturé les travauxLe signe n’était pas anodin : cela faisait sept ans qu’un Ministre ne l’avait pas fait à la FNCL. Bruno Le Maire a clairement appuyé son attachement à la coopération et à son rôle dans la filière laitière. Gérard Budin, Président de la FNCL, n’a pas manqué de relever ce signal dans son discours, qu’il a délibérément orienté vers l’originalité du modèle, les défis auxquels les coopératives doivent répondre, et en quoi leur présence contribue à la structuration socio-économique de la ferme France et de sa filière. Il n’a pas oublié de rappeler la place occupée par la Coopération au sein du CNIEL, et son attachement à cet outil « de construction et de dialogue, profondément utile pour pallier une dérive trop forte des marchés et préserver la répartition de la valeur dans la filière ». « Une belle AG », ont rapporté les adhérents, parce qu’elle était à l’image de la coopération, porteuse de projets par et pour les hommes et tournée vers un avenir responsable et solidaire. Dominique Chargé, nouveau Président de la FNCLDominique Chargé est éleveur de vaches laitières et de volaille en GAEC en Loire Atlantique. Administrateur et membre du Bureau de la coopérative laitière Terrena, il est élu, en 2003, Président de la filière laitière du groupe. En 2009, il devient Président de Laïta, première coopérative laitière de l’Ouest de la France, issue du regroupement des activités laitières des groupes coopératifs Coopagri, Even et Terrena. Il est déjà engagé dans les organisations professionnelles : administrateur du CNIEL, administrateur et membre du Bureau d’ATLA, administrateur de Coop de France. Il était Secrétaire Général de la FNCL depuis six ans. Il succède à Gérard Budin, Président de la FNCL de 2004 à 2010, qui n’a pas souhaité briguer un nouveau mandat. L’Assemblée Générale a remercié chaleureusement Gérard Budin pour son action conduite avec talent, humanisme et reposant sur une conviction inébranlable dans la coopération laitière. |
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AG 2009Coopératives laitières : mettre en place les régulations de demain Résumé de l’AG
« La dérégulation et l’ultra libéralisme ne font pas bon ménage avec l’agriculture et l’alimentation » a précisé le Président Budin dans son discours, soulignant le caractère incomplet des modèles économiques sur lesquels s’appuient les décideurs pour négocier à l’OMC. Il en a appelé à de nouvelles régulations de la filière laitière en Europe et souligné le rôle du CNIEL (guide de bonnes pratiques, comité des sages) pour tracer le cadre de la contractualisation, un outil pertinent qui tient compte de la notion de volumes et de prix différenciés. Il a enfin insisté sur le caractère particulièrement moderne et adapté du statut coopératif, qui repose non pas sur la recherche du profit à court terme, mais sur le projet professionnel de ses adhérents producteurs de lait. Se donner les moyens d’assumerLes débats ont commencé par un éclairage international avec Stéphane Le Foll, Député Européen, qui a présenté le contexte nouveau et dérégulé dans lequel la filière laitière va devoir évoluer. Jean-François Verdenal, Président d’European Dairy Farmers, a montré que la présence d’exploitations laitières rentables est possible partout en France. Cette position rejoint celle de la FNCL qui souhaite le maintien de l’activité sur l’ensemble du territoire national. Les laiteries coopératives doivent aussi tirer profit des opportunités des marchés même dans un contexte économique et financier extrêmement difficile. Pour cela, il est nécessaire de concevoir une forme de régulation permettant l’adéquation entre les volumes produits et les potentialités des marchés. Ce fut l’objet de la table ronde à laquelle ont participé Frédéric Chausson et Dominique Chargé. Nicolas Bordas , Président de TBWA France, a ensuite développé son concept de « produit à valeur sociétale ajoutée », qui semble correspondre aux nouvelles attentes du consommateur, en recherche de repères. |
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AG 2008Production et marchés laitiers. Quelle organisation demain ? Résumé de l’AG
Défendant l’esprit coopératif sans nier la réalité, les débats présidés par Gérard Budin et animés par Philippe Jachnik ont réuni Lucien Bourgois, Conseiller du Président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (Apca), Philippe Mangin, Président de Coop de France, Dominique Chargé, Président de la laiterie du Val d’Ancenis, Secrétaire Général de la Fncl, Jean-Christophe Debar, directeur de la revue Agri US Analyse, Xavier Beulin, Vice-Président de la Fnsea (par le biais d’une interview vidéo). Après l’intervention de Jean-Pierre Raffarin et l’allocution de Gérard Budin, Jérôme-André Gauthier, Conseiller technique du Ministre de l’Agriculture, a conclu les travaux. la coopérative ». Les coopératives laitières, des entreprises modernesUne coopérative est une entreprise laitière comme les autres avec une originalité de taille : les producteurs de lait en détiennent le capital et ont la double qualité de copropriétaires et de fournisseurs de l’entreprise. Actionnaires, ils élisent leurs représentants au conseil d’administration, ce qui leur confère un pouvoir de décision et de contrôle. Ancrée dans un territoire, la coopérative place le producteur au cœur de l’activité économique. Un principe de fonctionnement intangible qui explique le poids des coopératives dans la transformation laitière française, à considérer toutefois sans naïveté car elles ont perdu du terrain depuis 15 ans, rappelle le Président Budin. Il faut donc redresser la barre. Les coopératives doivent évoluer pour rester performantes dans un monde plus concurrentiel que jamais. Un rapport sur la gouvernanceLa gouvernance est la façon dont une entreprise est dirigée et contrôlée. Contrairement aux idées reçues –et aux supposées rigidités et lenteurs inhérentes au système– la coopérative peut apporter une réponse industrielle efficace aux défis économiques actuels à condition de s’adapter très vite. La FNCL a donc réalisé un rapport sur le thème de la gouvernance. Fruit d’un an de réflexion, il aborde tous les sujets y compris les plus sensibles (rémunération, pouvoir de décision, contrôles…). L’implication financière des producteurs et les stratégies d’alliances pour atteindre le seuil de performance optimal sont deux des sept pistes stratégiques proposées. Jean-Pierre Raffarin Président de l’Association centrale des laiteries coopératives des Charentes et du Poitou, dans une intervention tonique et piquante, a défendu le principe de la coopération qui a « toujours réuni producteurs et transformateurs dans une même structure ». La coopération a l’expérience de la complexité, c’est ce qui fait sa force. « Une voie d’avenir », a-t-il ajouté avant de conclure que « le territoire est le coeur battant de la coopérative ». |
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